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 bataille de cannes 216

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MessageSujet: bataille de cannes 216   Dim 19 Oct - 20:27

    Les
    deux
    années précédentes



Hannibal réussit son plan préparé minutieusement
en Espagne. Il pénètre en Gaule avec une forte
armée, et surprend les Romains en traversant le Rhône au
Nord de l'armée chargée de l'intercepter. Il fait
traverser le fleuve à ses éléphants mais il en
perdra beaucoup dans le massif des Alpes. Il descend dans la
vallée du Pô, renforcé par les Gaulois en
révolte contre Rome et se joue des légions qui lui
sont opposées au Tessin et à la Trébie. Ces
victoires lui apportent de nouveaux soutiens chez les Gaulois. Une
véritable embuscade tendue par Hannibal au lac Trasimène,
au printemps - 217, élimine
près de 20 000 légionnaires d'un seul coup. Rome
réagit en mobilisant tout ce qui peut lutter et évite le
combat en rase campagne. Hannibal tente de prendre la ville de
Spolète mais il est mal équipé en matériel
de siège. Il se
rend compte qu'il ne viendra pas à bout de la vieille muraille reconstruite après l'invasion celtique
qui ceinture Rome.
Et la situation se dégrade vite pour Hannibal.
L'état barcide d'Espagne est investi par les Scipio et Hasdrubal
doit se rendre en Lusitanie tandis que les Romains pillent le Sud de
l'Espagne. En Italie, Fabius réussit à piéger
l'armée carthaginoise à Casilinum et il faut une ruse
d'Hannibal pour s'en sortir. La
mer est sous contrôle romain et Carthage refuse de fournir
à Hannibal ce dont il a besoin. Mais tandis qu'Hannibal ravage
méthodiquement toute la campagne italienne, deux nouveaux
consuls sont élus pour en finir avec les Carthaginois. Finie la
prudence efficace de Fabius Cunctator,
Paulus AEmilius et Terrentius Varro sont chargés
d'éliminer Hannibal et sont pourvus de la plus grande
armée que Rome ait alignée jusqu'à ce jour.
La
bataille le 2 août - 216
Les 2 consuls romains sont pourvus chacun de 4 légions,
soit 8 en tout ! A 5 000 hommes et 300 chevaux par légion, c'est
40
000 légionnaires et autant d'alliés italiens plus 7 200
chevaux qui s'avancent vers Hannibal, et ces troupes ont combattu
depuis deux ans, c'est une armée nombreuse et bien
entraînée.
Hannibal dispose de 50 000 hommes et 10 000 chevaux. Il n'a plus
d'éléphants. Les consuls se placent chacun à la
tête d'une aile de cavalerie. Le centre romain est fort et
compact, l'intervalle hbituel entre les manipules est très
réduit : 3 rangs de 20 000 hommes sont
précédés
de 10 000 vélites. A l'aile droite, 3 000 cavaliers romains sont
commandés par Paul Emile tandis qu'à l'aile gauche,
Varron dirige 4 000 alliés (cavalerie lourde). Chez Hannibal, le
centre est composé de 30 000 Celtes, Gaulois et Ibères,
bien encadrés et équipés de cottes de mailles et
de chaque côté, une phalange africaine armée
à la romaine de 7 000 hommes flanque ce centre. A l'avant se
trouvent 3 000 frondeurs baléares protégés chacun
par un lancier. Toute cette partie de l'armée est
commandée par Hannibal en personne aidé par Magon.
Sur les ailes, à droite, 4 000 Numides commandés par
Marhabal font face à Varron. A gauche, Hasdrubal dirige 6 000
cavaliers espagnols face à Paul Emile. "Sur le papier" les
Romains sont les plus forts
! Les Romains laissent 10 000 soldats pour garder le camp et
empêcher les Carthaginois de s'enfuir, Au premier rang les vélites romains sont aux prises
avec les frondeurs baléares et ce face à face dure peu
tant la cadence et la précision des baléares font
merveille face à ces troupes légères. Les
vélites sont pratiquement détruits. Les cavaliers
s'ébranlent et les consuls peu connaisseurs en cavalerie sont
surclassés par Hadrubal et Marhabal. Pire, ils ne peuvent donner
des ordres au centre. Côté punique, le
centre composés de Celtes forme un croissant convexe,
relié aux 2 phalanges africaines. Quand la première ligne
romaine charge, les Celtes se replient en ordre. Toutefois, les
premiers rangs romains, composés de jeunes gens, sont
écrasés par la fougue gauloise. Les lourds piquiers
entrent dans la mêlée, alors les Celtes ne reculent plus.
Aux ailes, les phalanges africaines ont pivoté et commencent
à écraser les flancs du corps de bataille
romain aux prises avec les Celtes.
Pendant ce temps, Hasdrubal a écrasé les
cavaliers romains de Paul Emile et le consul quitte sa cavalerie
vaincue pour rejoindre l'infanterie et la commander. Sur l'autre aile,
les attaques numides sont indécises face aux lourds cavaliers
alliés de Varron et Hasdrubal rassemble ses escadrons, contourne
le centre de l'armée romaine et attaque
par l'arrière ces cavaliers italiens aux prises avec les Numides
et les dispersent. Puis Marhabal et ses Numides poursuivent seuls les
cavaliers de Rome en fuite tandis qu'Hasdrubal et ses Espagnols
attaquent
l'arrière des légions. Les vétérans qui
tentent de sortir de la fournaise sont pris à partie par les
cavaliers et les Baléares et doivent reculer. C'est le
sauve-qui-peut dans l'armée romaine. La fuite est impossible,
les troupes romaines se fragmentent en petits groupes se battant sans
efficacité. Les Celtes repartent à l'offensive et les
Africains blessent les légionnaires au talon
pour les immobiliser et poursuivent le combat contre les Romains encore
valides. Une légion sort intacte du champ de bataille,
commandée par le jeune Scipio qui a refusé d'entrer dans
le piège. Hannibal ne le poursuit pas, il est fort occupé
à entourer le grand camp romain et les 10 000
légionnaires. 8 000 d'entre eux se rendent sans combat. La
victoire est complète et peu de temps
après Capoue ouvre ses portes au vainqueur qui a besoin de faire
souffler ses combattants. Epilogue
Hannibal ne marche pas sur Rome, il n'a pas les moyens
d'un siège en règle et ce n'est pas sa politique. Il ne
cherche pas à détruire Rome mais la puissance ennemie en
brisant la confédération des peuples italiens. Ce plan va
échouer faute de ralliements
suffisants. A Rome, la nouvelle est une surprise tant on s'attendait
à une victoire de cette armée inédite. Les
principales mesures prises par le Sénat sont de cesser toutes
les processions publiques, d'interdire aux femmes de sortir de leur
maison et de punir les colporteurs, toutes ces décisions visant
à faire cesser la panique. Rome montre une ténacité sans égal et va
petit à petit user l'armée carthaginoise. En isolant
diplomatiquement Hannibal et en grignotant le royaume barcide
d'Ibérie, le Sénat romain va gagner cette guerre
décisive avec l'aide de la vieille aristocratie carthaginoise
qui refuse les renforts que demande Hannibal.
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: bataille de cannes 216   Ven 24 Oct - 9:15

Salut sofyane!!

BRAVO pour ton récit historique!!

Se tu connait encore des autres batailles, faites partager avec nous ici dans le forum!!
Invitez tout le monde à participer!!

Wink
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bataille de cannes 216
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